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Xavier Spanghero

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Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir.
Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction.

Charles de Gaulle

Encore un crime odieux aujourd'hui dans l'Eglise de Saint-Etienne du Rouvray.

Le père Hamel, homme de Foi est mort égorgé par des islamistes, paix à son âme, un paroissien est entre la vie et la mort.

Militaires, écoliers, presse, police, fête nationale et aujourd'hui églises, la France est attaquée dans tous ses symboles, dans toutes ses racines.

Manuel Valls disait début 2015 suite aux attentats de Charlie Hebdo : "habituez-vous à vivre durablement avec le terrorisme".

Au contraire, je pense que toute forme de résignation face à la barbarie est une erreur, nous ne pouvons accepter que l'inacceptable devienne acceptable, que l'impensable devienne pensable, que l'intolérable devienne tolérable.

Il faut mener une lutte de tout instant et de tout niveau aux terroristes. Cela passe par des moyens décuplés même si la France actuelle part bien handicapée : surpopulation carcérale, laxisme répressif, culture de l'excuse, clientélisme communautaire, forces de sécurité exténuées par les cadences et lasses d'être désavouées, flux migratoires totalement immaîtrisés, absence de reconduites à la frontière, peines de prison purgées à la maison, individus fichés en totale liberté, armes qui circulent à volonté ...

Si les réponses doivent être avant tout répressives et judiciaires il faut également combattre le péril islamiste sur le plan idéologique. Nous devons réaffirmer en permanence les fondamentaux de notre civilisation, en particulier ceux qui sont mis à mal actuellement comme l'égalité entre hommes et femmes ou la laïcité. Chaque pas que nous avons fait en arrière est un pas en avant pour la barbarie.

Cela implique que toutes les communautés françaises affirment leur désir de vivre ensemble tout comme leur inféodation à la République et qu'elles aident les autorités dans la traque des réseaux terroristes.

Cette étape est plus que nécessaire, Daesh essaie d'entraîner l'Occident dans une confrontation musulmans contre non musulmans, s'il y parvient, nous aurons perdu une importante bataille.

Dans tous les cas, nous ne pouvons nous résigner à subir le terrorisme de manière quotidienne dans notre si beau pays. Si le terrorisme devient une banalité, qu'adviendra-t-il après sinon la montée en puissance des attentats jusqu'à la guerre civile ?

La France a, par le passé et souvent à l'aide de nos alliés, franchi bien des obstacles et gagné bien des batailles car nous avons eu des dirigeants qui ont refusé la fatalité, qui ne se sont pas résignés, qui ont affronté les problèmes et qui les ont résolu.

"Il n'y a qu'une fatalité, celle des peuples qui n'ont plus assez de forces pour se tenir debout et qui se couchent pour mourir. Le destin d'une nation se gagne chaque jour contre les causes internes et externes de destruction."

Charles de Gaulle avait raison, la France assurément vaincra le terrorisme, à condition que nous retrouvions nos forces pour nous tenir debout et gagner notre destin.

Et que nos dirigeants assument leurs responsabilités, aujourd'hui la compassion ne suffit plus.

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Published by Xavier Spanghero - prise de parole, terrorisme

Brexit : respectons le choix britannique

Rester ou non dans l'Europe ?


Le choix appartenait aux Britanniques souverains et ils se sont prononcés hier pour la sortie de l'Union Européenne.

Que l'on soit en accord ou non avec cette décision, il convient de la respecter.

L'Union Européenne se réveille peut-être avec la gueule de bois ce matin mais à trop mépriser les peuples par rapport à la toute puissante technocratique Bruxelloise, elle a provoqué ce choix.

Je salue le courage de David Cameron qui a pris l'initiative de donner le pouvoir à ses administrés via ce référendum d'une importance absolue, il a pris ses responsabilités alors qu'il aurait pu les reporter sur son successeur.

Il lui en a coûté son poste.

Il lui faudra désormais encore plus de courage pour gérer techniquement le Brexit durant les semaines à venir ainsi que ses véhéments détracteurs.

Ce moment historique de la construction européenne peut être perçu de deux manières :

  • soit comme un coup d'arrêt insurmontable dans la construction européenne
  • soit comme l'occasion unique de repenser notre modèle européen et de recréer une Europe des Nations qui laisse le pouvoir aux peuples souverains

Cette seconde solution peut paraître utopique mais concrètement, nous n'avons plus le choix.

Les turbulences que nous allons connaitre ces jours prochains ne sont pas la faute de David Cameron et du référendum populaire. Leur cause est plus profonde : dans les doutes que nous avons tous en la construction européenne telle qu'elle est imposée actuellement et dont nous connaissons les limites et les contradictions.

En effet, dans une Europe apaisée, une entrée comme une sortie de pays devrait pouvoir s'envisager de manière sereine (la Grande-Bretagne n'étant ni à l'euro, ni dans l'espace Shengen. Ce n'est vraisemblablement pas le cas.

Pour finir, ce score serré reflète bien l'ambiguïté de la Grande-Bretage dans l'Union Européenne : un pied dedans, un pied dehors. Je regrette que cette décision ô combien importante pour leur avenir soit prise sur un score aussi serré de 52/48, il aurait été préférable que le choix de partir ou de rester se fasse sous un consensus bien plus important.

A ce détail près, les urnes ont parlé, il faut respecter le choix des Britanniques, à nous de réformer l'Europe en urgence afin que d'autres pays ne leur emboîtent pas le pas.

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Published by Xavier Spanghero - brexit, prise de parole, cameron

Ossuaire de Douaumont - bataille de Verdun

Ossuaire de Douaumont - bataille de Verdun

Initialement prévu dans le cadre des festivités du centenaire de la bataille de Verdun, le concert du rappeur Black M a été déprogrammé à la demande de la municipalité en raison de risques de troubles à l'ordre public.

Black M. de son vrai nom Alpha Diallo est un rappeur d'origine guinéenne chantant en solo ou dans son groupe Sexion d'Assaut, Section d'Assaut en français, Sturmabteilung en allemand du nom des milices privées d'Hitler qui l'aidèrent à accéder au pouvoir dans les années 30.

Normalement, ce simple fait aurait du empêcher la présence du rappeur à la commémoration de la plus grande bataille franco-allemande des deux guerres, mais c'était sans connaitre les services de l'Elysée ...

En effet, ces derniers ont eu le nez creux pour "inviter" (150 000 euros aux frais du contribuable) le rappeur à "célébrer" la mémoire des 700 000 morts des deux camps tombés au front.

Car Black M et Sexion d'Assaut n'ont pas comme seul fait d'armes d'emprunter leur nom aux milices hitlériennes. En fouillant un peu, on trouve des paroles aux relents antisémites ("Youpins" dans ma rue), homophobes ("je veux que les pédés périssent" on t'a humilié), et même anti-français ("pays de kouffars" Désolé).

Sujet clos me direz-vous ? Les services de l'Elysée ont fait une bourde majeure en choisissant un artiste aux propos totalement incompatibles avec une commémoration historique de surcroît, on annule au plus vite et on s'excuse ?

Et bien non ! La demande d'annulation vient de la mairie de Verdun qui craint que la polémique grandissante ne trouble l'ordre public et surprise ultime Black M peut compter sur le soutien inconditionnel des Ministres de la République !

Pour Jean-Marc Todeschini, ministre de la Mémoire et des Anciens Combattants, la déprogrammation de Black M serait "un premier pas vers le totalitarisme, le fascisme", la  ministre de la culture Audrey Azoulay dénonce quant à elle "des voix déchaînées qui ont obtenu l'annulation d'un concert au nom d'un ordre moral nauséabond et décomplexé".

Aux yeux de nos ministres, refuser qu'un artiste défiant la République dans ses propos se produise lors d'une commémoration officielle en touchant 150 000 euros d'argent public s'apparente donc à du fascisme, à l'application d'un ordre moral nauséabond.

STOP ! Il est temps pour chacun de revoir sa copie, de replonger dans les livres d'histoires avant de parler de fascisme, de faire sa propre autocritique avant de parler d'ordre moral, de se renseigner sur les artistes avant de les inviter à des commémorations d'Etat, et de ne pas défendre coute que coute un artiste aux propos subversifs au motif de sa popularité ou de sa couleur de peau.

Ceux qui sont tombés à Verdun méritent mieux que ces sombres polémiques, leurs familles méritent mieux, la République Française mérite mieux que cet amateurisme et cette inculture.

 

 

 

 

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Published by Xavier Spanghero - - verdun, prise de parole, france, patriotisme

L'extrême-droite de Norbert Hofer échoue d'un cheveu en Autriche.


Même si beaucoup se réjouissent du résultat, on ne peut rester insensible à ces presque 50% d'électeurs autrichiens qui ont voté contre un système, contre les élites, contre l'hégémonie européenne en pleine crise migratoire etc


Hier la Grande-Bretagne, la Suède ou la France, aujourd'hui l'Autriche, ce résultat est à mon sens celui de gauches et de droites de gouvernement qui se sont aseptisées au fur et à mesure des années, refusant leur singularité et reniant leurs différences sous le joug de l'Union Européenne et du politiquement correct.


Ceci est d'autant plus vrai en Autriche, pays qui sortait d'une très longue coalition.
La gauche fera ce qu'elle voudra mais je pense qu'il est de notre devoir à droite, de réaffirmer plus que jamais nos valeurs et de les mettre en application quoiqu'en pensent le politiquement correct et les médias.


Cela passe par une réforme de la construction européenne dont on voit bien qu'elle se fait contre l'avis des peuples concernés.


Il n'y a pas de fatalité, encore faut-il que chacun prenne ses responsabilités et que gauche & droite s'affirment dans leurs projets respectifs et dans leur réalisation concrète et ne s'affichent plus comme les deux faces d'un même système.


Faute de quoi demain sera le jour des candidats anti-système.

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Published by Xavier Spanghero - - hofer, autriche, prise de parole

photo DR

photo DR

Nous fêtons aujourd'hui le quatrième anniversaire de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle de 2012, ce qui est une occasion particulière pour amis et adversaires du Président tout comme les commentateurs de la vie politique de faire le bilan de son action à la tête de l'Etat à un an de la prochaine élection présidentielle.

Bien évidemment, si son cercle rapproché va s'adonner aux traditionnelles louanges de l'action Présidentielle et gouvernementale avec comme refrain de l'année "ça va mieux", tout observateur critique ne peut cautionner un bilan de 4 ans de mandature où tous les voyants sont rouges : chômage, sécurité, place de la France dans les relations internationales, endettement, impôts ... Pas un secteur où le Président ne s'en sorte convenablement.

Si certains échecs peuvent se discuter selon le positionnement gauche/droite de l'observateur, moins de répression ou plus d'impôts étant des prises de position généralement fortement critiquées par la droite régalienne mais bien accueillies par la gauche égalitariste, il n'en reste pas moins que pour culminer à 13% d'opinions favorables dans les derniers baromètres, nombre d'erreurs dépassent le simple clivage entre gauche et droite.

Par exemple, cette 4e année de mandat aura été celle du renoncement avec notamment la polémique stérile sur la déchéance de nationalité lancée par le couple exécutif Valls Hollande pour aboutir finalement sur rien si ce n'est que du temps gaspillé dans le sujet pourtant si important et si urgent qu'est la lutte contre le terrorisme.

Que l'on soit de gauche ou de droite, on ne peut que regretter cette perte de temps, ces revirements, ce tintamarre pour rien, en un seul mot : cet amateurisme.

Voici surement le renoncement le plus symptomatique de la politique Hollandienne parmi tant de renoncements passés, comme le droit de vote des étrangers, en cours, comme la Loi Travail, ou à venir, comme celui prochain de la réforme de l'orthographe.

Renoncements, absence de cap, mais aussi de méthode, passages en force, méconnaissance totale du terrain, la politique de François Hollande est celle des apparatchiks.

Lui-même apparatchik notoire de l'appareil socialiste durant des années, François Hollande n'a eu de cesse de faire accéder aux strapontins ministériels d'autres apparatchiks férus aux méthodes de cabinets (lobbies, réseaux, médias, spin doctors ec) mais incapables de réalisations concrètes.

Dernière apparatchik en date, Myriam El Khomri, aucune expérience dans le secteur privé, ne sachant pas combien de fois se renouvelle un CDD en entreprise mais chargée de porter à bien la Loi Travail dont les contours importants seront discutés par le Premier Ministre lui-même non pas avec des professionnels expérimentés mais avec un autre apparatchik incompétent : William Martinet, président de l'UNEF, étudiant à vie et pourtant futur Ministre si jamais le Parti Socialiste venait un jour à revenir au pouvoir.

Des lois d'apparatchiks, il y en a eu tout le quinquennat Hollande. Par exemple, le Crédit Impôt Compétitivité Emploi, décidé par le gouvernement Ayrault, mesure technocratique au possible trop compliquée pour être efficace alors que l'ensemble des organisations patronales réclament une simple baisse des charges pour relancer l'emploi.

Ignorer ceux qui savent, les véritables praticiens de terrain pour imposer une vision doctrinale du sujet est une constante des lois d'apparatchiks sous les gouvernements Ayrault et Valls.

Ainsi la loi santé s'effectue contre l'avis des médecins libéraux, la loi sur la réforme de l'orthographe contre l'académie française, la loi travail contre les patrons français ... Même la loi sur la prostitution censée aider les professionnel(le)s du métier actuellement rediscutée au Sénat s'est faite contre l'avis des associations de prostitué(e)s qui ont manifesté !

Enfermés dans leurs tours d'ivoire idéologiques, ils évitent les professionnels des métiers, trop apeurés de confronter leur certitude dogmatique à la réalité du terrain pour asséner des lois totalement inadaptées quand ces dernières, nous l'avons vu plus haut, ne sont simplement pas avortées par petit calcul politique.

Il en résulte une situation française très préoccupante avec notre chômage de masse plus fort que jamais, un endettement record tout comme la pression fiscale, une croissance qui ne repart pas malgré un contexte favorable de taux bas, énergie à bon prix et euro affaibli contre le dollar.

Résultat logique, la défiance des français de gauche comme de droite à l'égard de l'action politique est majeure, nourrie jour après jour par l'incompréhension face à la politique des apparatchiks.

Il nous reste un an à résister et surtout à préparer une alternance viable, nourrie autour d'un projet fort et courageux construit par des femmes et des hommes de terrain capables de remettre la France sur le chemin de la croissance et du dynamisme autour d'une idée commune : la politique ne se fait pas contre les français mais avec les français.

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Published by Xavier Spanghero - prise de parole, hollande, apparatchik

Je tiens ici à saluer l'action de la Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises qui relaie la manifestation virtuelle des patrons sur le site dédié : "patrons vent debout".

En effet, comme il est aisé de comprendre qu'on ne peut relancer l'emploi en taxant le travail, la taxation supplémentaire des CDD doit être retirée du projet de loi du travail de la Ministre El Khomri.

Il en est de même concernant l'article introduisant la religion dans l'entreprise qui doit être également retiré.

Plus globalement, c'est tout l'esprit de cette loi qui partait de bonnes intentions mais qui a évolué négativement à cause du dogmatisme des différents lobbies qu'il faut revoir.

Les PME qui emploient des millions de personnes en France et génèrent pour l'Etat et les organismes dérivés des milliards d'euros de recettes fiscales sont une nouvelle fois les oubliées d'une loi technocrate où elles n'ont pas été entendues.

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Published by Xavier Spanghero - emploi, cgpme, taxes

Après Paris le 13 novembre dernier, c'est au tour de la capitale belge d'être frappée par l'horreur terroriste. Les deux frères kamikazes El Bakraoui ayant provoqué deux explosions tuant plus de 30 personnes et en blessant près de 300 ce mardi 22 mars 2016.

Notre Ministre de l'Intérieur Bernard Cazenave a immédiatement réagi et, pour apaiser l'opinion, a annoncé des renforts de sécurité en nombre dans les transports en commun et les gares.

Une nouvelle fois, il semble totalement déconnecté de la réalité face à l'ampleur grandissante de la menace islamiste.

En effet, transports en communs, gares mais aussi rencontres sportives, concerts, manifestations traditionnelles, si une présence policière ou militaire est nécessaire, il est irréalisable de mobiliser en continu des effectifs de sécurité suffisants pour empêcher tout attentat de se perpétrer.

Au contraire, cette sollicitation forte des effectifs obligés de repousser toujours plus loin leurs séquences de repos créée dans les troupes une lassitude désabusée.

C'est donc en amont qu'il faut travailler.

Il faut tout d'abord empêcher la radicalisation. D'abord sur internet mais rien n'avance sur ce sujet. La loi sécurité qui permet de contrôler tout et n'importe qui n'est pas spécifique aux djihadistes. Notre Ministre de l'Intérieur préfère se lancerr dans des hypothèses hasardeuses comme le "darknet" ce mardi lors des questions au gouvernement plutôt que de lancer un vaste programme concret de lutte contre l'endoctrinement par internet.

Pendant ce temps là, le gouvernement préfère gaspiller 3 millions d'euros dans une campagne démagogique #TousUnisContreLaHaine avec le succès qu'on peut anticiper.

Ensuite, en prison, lieu de radicalisation par excellence, aucun plan d'envergure n'est mis en oeuvre.

N'ayons pas peur des mots, si nous voulons confiner la radicalisation en prison il faudra identifier les individus radicaux et les isoler du reste de la population carcérale. Avec quels moyens quand on sait connait déjà l'état de surpopulation de nos établissements pénitentiaires ?

Concernant les individus radicalisés, bien entendu, tout l'effort doit être porté pour arrêter les islamistes revenant de Syrie, d'Afghanistan ou arrivant directement parmi les migrants. Sur ce point là, les problèmes sont d'ordre européen et diplomatiques et on ne peut que constater l'incapacité de la France à imposer à un Schengen II et un retour aux frontières; incapacité également à influer sur le dossier Syrien.

Comment gérer les individus fichés S ? Laurent Wauquiez demande leur internement, ils sont aujourd'hui trop nombreux pour être correctement suivis par les services de renseignement français, et les structures actuelles sont insuffisantes pour pouvoir tous les interner.

Qu'elle que soit la solution, là aussi, elle ne peut s'envisager sans moyens nouveaux ...

Bien entendu, la lutte contre le terrorisme est bien plus vaste, allant de la fermeture des mosquées salafistes et du renvoi de leurs imams binationaux demandés par Nicolas Sarkozy et refusés par nos actuels gouvernants qui ont semble-t-il changé depuis leur fusil d'épaule à la lutte contre les différents trafic qui financent l'Islamisme en Europe.

Une réalité s'impose cependant : contre le terrorisme le gouvernement ne peut se ranger dans une posture défensive en mettant des policiers dans les gares et sous les abribus pour rassurer la population. Il faut une politique offensive qui casse les filières d'endoctrinement, isole les individus endoctrinés et agisse à la mesure du fléau qui nous attaque.

Ce qui nous amène à nous poser d'autres questions :

  • Peut-on isoler décemment les apprentis djihadistes en France au regard de notre Droit sans avoir préalablement déclaré la guerre à l'Etat Islamique ?
  • Doit-on maintenir le droit du sol coûte que coûte y compris pour les femmes enceintes et les mineurs qui rentrent de Syrie ou d'Afghanistan ?
  • Combien d'attentats faudra-t-il encore sur le continent européen avant de revoir profondément Schengen ?

Continuer dans l'angélisme en affichant un maximum de forces de l'ordre sur le terrain qui rassureront l'opinion mais n'empêcheront pas l'inéluctable de se produire ne résout rien.

Il faut avoir le courage aujourd'hui de se poser les vraies les questions et de prendre des décisions courageuses. Si nous ne le faisons pas, le péril terroriste se développera encore jusqu'à des actes de folie meurtrière d'ampleur inégalée.

La véritable lutte contre le terrorisme se joue loin des effets d'annonce et des caméras, encore faut-il s'en donner les moyens et la volonté.

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Published by Xavier Spanghero - prise de parole, cazenave, terrorisme

Le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert l'ont annoncé la semaine dernière : l'impôt sur le revenu sera prélevé à la source à partir de 2018.

Ce qui pourrait perçu comme une simplification du système de perception français n'est en fait qu'une usine à gaz dont la mise en place incertaine a été reportée de fait sur la prochaine majorité après les élections de 2017.

Les difficultés pèseront une nouvelle fois en premier sur les entreprises qui se retrouveront perceptrices de fait avec de nombreuses difficultés à prévoir et probablement peu de ressources supplémentaires pour y faire face.

Voici quelques difficultés dans la mise en place du nouveau système :

Tout d'abord l'impôt sur le revenu français n'est pas uniquement un impôt sur les revenus du travail, il est aussi un impôt sur les revenus du capital ainsi que sur les rentes. Le prélèvement à la source ne touchera-t-il donc uniquement les revenus du travail ? Il y aura alors deux perceptions différentes à effectuer, le nouveau système deviendra de fait beaucoup plus compliqué que l'ancien.

Si, au contraire, le prélèvement à la source concerne l'ensemble des revenus du salarié, l'entreprise qui effectue les retenues aura donc une vision globale des revenus de son salarié, ce qui pose un problème évident de confidentialité entre employeur et employé.

Ensuite, dans le cas des familles au sens fiscal, il pourra y avoir un prorata du prélèvement total entre l'homme et la femme. Quid de l'application concrète de cette mesure alors que désormais les percepteurs seront distincts, à savoir les différents employeurs des membres du foyer fiscal.

On comprend bien le problème de démembrer la collecte des revenus d'un seul foyer fiscal entre plusieurs collecteurs que sont les employeurs des membres de la famille avec à la clé de possibles problèmes de répartition de l'impôt et peut-être à terme la disparition des foyers fiscaux au détriment des familles françaises.

De nouvelles difficultés donc pour l'entreprise qui aura du mal à se substituer au fisc en cas de litiges et en tant que collecteur sera un nouvel intermédiaire entre les services d'Etat et les administrés.

Quid des retards de paiements, l'entreprise n'étant qu'un compte transitaire et en cas d'absence prolongée d'un employé, l'entreprise sera-t-elle tenue de payer l'impôt si le solde de tout compte devient négatif ?

Toutes ces interrogations amènent à une évidence : l'imposition sur le revenu en France, avec toutes ses exonérations, ses niches, la notion de foyer fiscal, les prélèvements libératoires et autres est trop complexe pour que l'on puisse adopter le prélèvement à la source sans au préalable avoir profondément réformé ce système d'imposition.

Qui plus est, la mise en place dans les entreprises françaises qui ont à l'heure actuelle d'autres priorités, à savoir pour beaucoup leur survie, s'avérera extrêmement compliquée.

Aussi, dans ce contexte, il est trop facile d'annoncer une réforme de cette ampleur un an avant l'élection présidentielle en rejetant la mise en application concrète sur la majorité suivante.

Certes, le prélèvement à la source présente des avantages indéniables, c'est une mesure intéressante mais une majorité qui souhaite s'attaquer à ce type de réformes doit les lancer en début de mandat afin d'en assurer la mise en place concrète en milieu de mandat et de pouvoir en faire un premier bilan en fin de mandat.

A moins bien sûr que la majorité qui lance le projet n'ait comme autre finalité que de créer des effets d'annonces dont ils n'ont aucune envie d'assumer la réalisation et la responsabilité ...

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Published by Xavier Spanghero - - prise de parole, impots, prelevement

Les attentats gravissimes ainsi qu'une peur certaine ressentie par le pouvoir en place, plus que jamais malmené dans l'opinion conduisent à une série de loi sécuritaires dangereuses pour notre Etat de Droit.

Respect de la vie privée, présomption d'innocence sont menacés par les successives loi sur le renseignement et le projet de réforme sur la procédure pénale.

Je partage ici le court article consacré aux propos du nouveau bâtonnier de Paris Frédéric Sicard pour le Figaro car il me semble important de pointer les actuelles dérives sécuritaires d'un pouvoir qui réagit à chaud pour nourrir les attentes légitimes du peuple en terme de sécurité mais qui devient lui-même une menace en supprimant les garde-fou qui lui étaient assignés.

Tous les spécialistes le disent: l'arsenal juridique existait au moment des attentats, c'est juste que l'État n'a pas les moyens de l'utiliser. Une loi de plus ne changera rien. En revanche, en l'état actuel du texte, la France peut basculer dans la dictature en une semaine. Ce n'est pas acceptable.

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Published by Xavier Spanghero - prise de parole, securite, droit

Déjà mis en difficulté par la concurrence grandissante des particuliers, via notamment le réseau Air B'nB, le contexte actuel français peu favorable au tourisme et un pouvoir d'achat qui ne repart pas, les hôteliers de Haute-Garonne se voient désormais affublés d'un prélèvement supplémentaire de 10% de la taxe de séjour voté par le Conseil Départemental de Haute-Garonne.

Ce coût supplémentaire dont on sait qu'il sera supporté par les hôteliers et leurs clients mais dont on ne sait pas si au final il ira aider le tourisme ou plutôt ceux qui gravitent autour est totalement irresponsable dans la période actuelle.

Les hôteliers de Haute-Garonne ont besoin de notre soutien, c'est à eux de décider si et comment ils veulent communiquer en Haute-Garonne. Le Conseil Départemental n'a pas à les déposséder de ce droit naturel via ce qui n'est ni plus ni moins qu'une nouvelle forme de racket fiscal.

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Published by Xavier Spanghero - umih, taxe, racket, haute-garonne

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Xavier Spanghero

Dirigeant de PME,Délégué Les Républicains 5e circonscription de Haute-Garonne

@XSpanghero

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